
Estampe, Liliane-Eve Brendel — source : l’Estampe
« ils ont moins peur du noir et peuvent écrire l’arbre »
Fleurs sépales
elles se sont confiées au feu
celui qui fait la lumière
entières nues
dans la douceur d’être
Elle connaît une partition de femme
avec des gestes alentis
s’allonge
pas uniquement
leurs creux se comprennent
un oiseau se cache dans l’arbre
les secondes entières
rondes avec un goût de fruit
ils reconnaissent le lieu de leur abri
son odeur de terre humide
Dans le temps qui n’a pas d’âge
ils portent le mystère
tels les oiseaux que le vent secoue
tiennent la rampe
pour devenir
ensemble
ils ont moins peur du noir et peuvent écrire l’arbre
Marie Bertrand, C’est un chant de longue date, Couverture : Liliane-Eve Brendel, Ombres, encre de Chine sur papier-japon, Collection La tête à l’envers dirigée par Dominique Sierra, la rumeur libre Éditions 2026, pp. 50, 51, 52.
