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« Puisatier du verbe, je n’ai de lien qu’avec l’opaque »
Claude Louis-Combet, Le Petit Œuvre poétique, |
José Corti, page 75.
La vraie culture étant au plus près du flux de l’origine « pas encore avalisée » et gardant toujours « un reflet de l’innocence native » et de l’émerveillement de l’enfance, comme le souligne Philippe Jaccottet dans Paysages avec figures absentes, que vaudrait le réel sans cette figure du désir qu’est l’illusion ?
À la manière de Jaccottet, j’aimerais, « l’esprit assuré », simplement sourire de quiconque s’écrie : « J’ai compris le secret du langage, il n’y a pas deux manières de dire », mais je préfère confier au lecteur ces vers de Mathieu Terence en forme d’envoi de mon île natale :
« Je longe la plage
Ce sable d’accord
Avec son poids si blanc,
Et je m’allonge
Dans une eau
Aux dimensions du monde. »
Mathieu Terence, L’Ile, Editions Leo Scheer, 2004, page 22.

Sur le thème de l’île, je conseille la lecture des actes du colloque « L’Île Laboratoire » de l’Université de Corse (19 au 21 juin 1997). Textes réunis par Anne Meistersheim et publiés par ailleurs par les éditions Alain Piazzola.
| ■ Voir aussi ▼ → (sur Terres de femmes) Isula, Insula → (sur le site de France Culture) Histoire de l’insularité (débat sur l’île comme laboratoire politique, avec Franck Lestringant, Eric Fougère et Anne Meistersheim) |
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