Silvia Bre, née à Bergame en 1953, vit aujourd’hui à Rome. Traductrice de textes scientifiques et littéraires, elle a entre autres traduit deux anthologies d’Emily Dickinson, Centoquattro poesie (2011) et Uno zero più ampio (2013), ainsi que Il Canzoniere de Louise Labé (Mondadori, 2000) et Il giardino de Vita Sackville-West (Elliot, 2013). Lauréate en 2010 du prix Cardarelli per la poesia, elle a publié quatre recueils de poésie : I riposi (Rotundo, 1990), Le Barricate misteriose (Einaudi, 2001 ; prix Montale), Marmo (Einaudi, 2007 ; prix Mondello, prix Penne, prix Frascati 2007, prix Viareggio 2007) et La fine di quest’arte (Einaudi, 2015). Elle publie en revue depuis le début des années 1980, dans Braci, Prato pagano, Nuovi Argomenti, Poesia.
Sans être à proprement parler philosophique, la poésie de Silvia Bre manifeste une forte préoccupation existentielle. Les Barricades mystérieuses, dans ce titre qu’elle emprunte à Couperin, sont les bornes spatio-temporelles qui enferment la vie tout en donnant le sentiment d’un dehors : des voix, une lumière, les bribes d’une foi vacillante font trembler l’existence, déstabilisent le vers. Chaque poème révèle, aux sens photographiques et religieux du terme, une harmonie lointaine ou un sens caché, en même temps qu’il accueille les petits événements du quotidien, les gestes ordinaires. La poésie de Silvia Bre est moins une poésie du mot qu’une poésie des contraires, inspirée sans doute des grands textes de la mystique. En dépassant les oppositions, en les dépliant dans le poème, il s’agit de faire entendre un chant inaudible, de faire voir une réalité qui s’était perdue sous la terre, « parmi les graines qui fleuriront peut-être ».
Silvia Bre est aussi la co-auteure (avec Carlo Lodoli) d’un roman policier : Snack-Bar Budapest (Bompiani, 1987 ; traduction française : Les Allusifs Editions, mars 2010). Roman adapté au cinéma en 1988 dans un film éponyme de Tinto Brass. (d’après une notice de Tiphaine Samoyault)
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| SILVIA BRE ![]() Source ■ Silvia Bre sur Terres de femmes ▼ → [Beato il mio vicino](autre poème extrait de Marmo, traduction de Philippe Leuckx) → [Il dono a volte è solo un vetro opaco] (autre poème extrait de Marmo, traduit par Silvia Guzzi) → [Il nome è troppo] (autre poème extrait de Marmo, traduit par Tiphaine Samoyault) → [Io amo chi siede](poème extrait de La fine di quest’arte, traduit par Silva Guzzi) → [La poca la povera cosa] (autre poème extrait de La fine di quest’arte, également traduit par Silvia Guzzi) → (dans l’anthologie poétique Terres de femmes) [È da lontano che viene] (poème inédit traduit par Silvia Guzzi) ■ Pour écouter | voir Silvia Bre sur la Toile, cliquer ICI. |
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