LA TRAVERSÉE DU BLANC
(extrait)
« Tes plantes de pied brûlées
entre deux infinis
et tu n’es qu’à mi-chemin
vers ce blanc vertige
les dunes migratrices
attisent les distances
froissent les temps
ne restera de toi
qu’une ombre sans pas
dans l’assonance des abîmes
qu’un regard compacté
dans la chair des mots. »
Aïcha Arnaout, « La traversée du Blanc » in Revue poétique Confluences poétiques n° 1, « La poésie en France », Mercure de France, mars 2006, page 25.
Née à Damas (Syrie) le 13 octobre 1946, Aïcha Arnaout vit à Paris depuis 1978. Son œuvre poétique, traduite au Liban et au Yemen, l’est aussi dans les principales langues européennes.
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