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Naissance à Moscou (et non pas, comme on l’a longtemps cru, à Varsovie), le 16 mai 1898, de Tamara Gurwick-Gorska, dite Tamara de Lempicka, la peintre la plus emblématique des années « Art Déco ».
« Rien n’est plus évocateur des années jazz que ces portraits glacés de femmes à la mode et d’hommes séduisants qui jouent au polo dans la journée et boivent des cocktails jusqu’à l’aube », rapporte le critique d’art Frank Whitford, qui rajoute que c’est au cours de ces soirées folles « données par les riches et les décadents, où drogues et alcools étaient servis par des domestiques à moitié nus », que Tamara de Lempicka « sniffait de la cocaïne avec Gide et draguait hommes et femmes », et qu’elle a aussi fait la connaissance de Colette, d’Isadora Duncan, de Jean Cocteau, ou encore de James Joyce.
, v. 1927). Une expression qu’il désavouera toutefois en 1929.GLAMOUR ET INGRISME PERVERS Née dans une famille très fortunée, Tamara de Lempicka a vécu à Saint-Péterbourg une existence dorée jusqu’à l’arrestation par les bolcheviks, en 1918, de son mari Tadeusz (de Lempicki), dont elle finit (après beaucoup d’acharnement) par obtenir la libération. Le couple fuit tout aussitôt la Russie et s’installe en France. À Paris où, après une courte période de misère, elle fréquente la Haute société européenne et s’affiche femme émancipée et bisexuelle. Tamara étudie la peinture à l’Académie de la Grande-Chaumière (un institut privé). Elle est l’élève d’André Lhote et de Maurice Denis (mouvement nabi) et se passionne pour l’art de la Renaissance italienne et du maniérisme (notamment florentin : Le Pontormo), et pour les grands maîtres italiens (Bronzino, Botticelli et Michel-Ange en particulier).
En 1925, elle participe à la première grande Expo Arts Déco (Exposition Internationale des Arts Décoratifs et Industriels de Paris) et tient à Milan sa première exposition personnelle (Galerie Bottega di Poesia, Via Montenapoleone, dirigée par le comte Emanuele Castelbarco). C’est à partir de là qu’elle se fait un nom et devient une véritable icône et diva de l’Art Déco et des Années folles. Avec un style glamour unique, d’un hédonisme raffiné tout à fait reconnaissable. « Une lumière à la manière d’Ingres, du cubisme à la Fernand Léger, avec du rouge à lèvres Chanel », résume un critique d’art de l’époque. Le critique Arsène Alexandre ira jusqu’à utiliser l’expression (devenue fameuse) d’« ingrisme pervers » (La belle Rafaëla en vert En 1928, Tamara de Lempicka se sépare de Tadeusz, s’installe en 1929 dans son atelier
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Elle s’est éteinte à Cuernavaca (Mexique) le 18 mars 1980, dix-huit ans après le décès du baron Kuffner. Sa fille Kizette, née de son premier mariage, a dispersé ses cendres au sommet du Popocatépetl.
RÉHABILITATION ET RÉTROSPECTIVES

TAMARA DE LEMPICKA DANS LES MUSÉES DE FRANCE
Angèle Paoli
D.R. Texte angèlepaoli

Lettre de Gabriele D’Annunzio
à Tamara de Lempicka
TAMARA DE LEMPICKA![]() Pour voir un Autoportrait (Tamara à la Bugatti verte, 1925) de Tamara de Lempicka, cliquer ICI. ■ Voir aussi ▼ → le site officiel de Tamara de Lempicka → (sur tamara-de-lempicka.org) Tamara de Lempicka : The Complete Works → les toiles de Tamara de Lempicka de la Bert Christensen’s CyberSpace Gallery sur Next painting → d’autres toiles de Tamara de Lempicka sur BBC News autour de la rétrospective organisée en 2004 à la Royal Academy of Arts de Londres → (sur Terres de femmes) le Portrait de Suzy Solidor par Tamara de Lempicka |
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