TdF - La revue de poésie et de critique d'Angèle Paoli

Terres
de Femmes

James Sacré | Parfois

Publié le :

12 décembre 2007

/

Catégorie(s) :

« Poésie d’un jour »


Ecriture_arrange
Ph., G.AdC





PARFOIS



Parfois c’est bien toute une phrase de toi
Parfois même
Tout un poème (ou presque)
Le plus souvent quelques mots, un fragment de dire à peine pensé
Ou bien qui l’est trop, jusqu’où
C’est mal possible de vivre. C’est comme
Si quelque chose de plus vrai.

Je sais mal m’en saisir
Avec trop d’écriture arrangée
Qui s’applique à bien penser.




James Sacré, « Geste parlé/Parole brouillée », Un paradis de poussières, André Dimanche Éditeur, Marseille, novembre 2007, page 90.





James_sacr__un_paradis_de_poussires





JAMES SACRÉ


James Sacré par le photographe Olivier Roller
Ph. © olivier roller
Source




James Sacré
sur Terres de femmes

James Sacré, Le paysage est sans légende (lecture de Tristan Hordé)
Dans le format de la page (extrait de Le paysage est sans légende)
[Il y a le menhir] (extrait d’Et parier que dedans se donne aussi la beauté)
Figure 42 (poème extrait de Figures qui bougent un peu)
Le désir échappe à mon poème
Je t’aime. On n’entend rien
James Sacré, Lorand Gaspar | Dans les yeux d’une femme bédouine qui regarde



■ Voir aussi ▼

→ (sur remue.net) James Sacré/Un paradis de poussières (article de Jacques Josse)
→ (sur Loxias) une bio-bibliographie de James Sacré
→ (sur le site de Jean-Michel Maulpoix) un article de James Sacré (« Une boulange de lyrisme critique »), texte paru dans la revue Le Nouveau Recueil (éditions Champ Vallon)
→ (sur Terres de femmes) | rouge | (Angèle Paoli)




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Une réponse à « James Sacré | Parfois »

  1. Tu sais comme j’aime le faire : juxtaposer les écritures, comme le font les musiciens qui aiment se rencontrer avec leurs propres partitions de musique et ce qu’ils ont en mémoire, toujours pour le plaisir de partager. Ici Jacques Imbert, dans son magnifique journal, édité chez Jacques Brémond : Les Jours et les Autres, 1995, p. 115.

    ___ Bon Voyage et Bonnes Fêtes à tous deux ! __

    19 septembre 1994

         Tout se brouille déjà. L’égal sommeil des révérends, un mouton perdu, les moines inaudibles, le guet-apens des routes.
         Le lac n’est plus lagune, les berges s’alourdissent, derrière tes yeux l’ombre commande.

         Alors il faut aller, armée de plus d’amour, tailler le vide des rencontres, recueillir la larme bouffonne au profond de la nuit. Balayer les dalles aux secrets déhanchés,saluer les mariés hilares.
         Retrouver l’oiseau rouge immobile à tes côtés, et qui se faisait une fête de la gravité de ton regard.

    _____________

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