, puis en 1985 chez Sellerio), rend compte de l’originalité de « l’expérience associative » à laquelle Amelia Rosselli est attachée. L’expérience privée d’un plurilinguisme « apatride », associée à des lectures personnelles très poussées, contribuent à l’élaboration d’une écriture poétique très particulière, qu’Elio Vittorini sera l’un des premiers à reconnaître, et Pasolini à définir ; la qualifiant d’« écriture de lapsus » dans l’avant-propos de la publication de vingt-quatre des poèmes d’Amelia Rosselli (revue littéraire
, Giulio Einaudi Editore, Torino, 1963). Lapsus comme « erreur créatrice » ou révolution sémantique, cette poésie écrite-parlée rend compte, à la manière d’un décalque, du désarroi métaphysique qui conduira Amelia Rosselli au suicide, dans l’après-midi du dimanche
, du haut d’une mansarde de la via Del Corallo à Rome. Trente-trois ans, jour pour jour, après celui de
(11 février 1963).
Les œuvres d’Amelia Rosselli ont d’abord été publiées dans des revues. Puis rassemblées dans différents recueils.
Variazioni belliche* voit le jour chez Garzanti en 1964 (avec une postface de Pier Paolo Pasolini). Viennent ensuite :
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Serie ospedaliera [comprenant le
poemetto « La Libellule »] (Il Saggiatore-Alberto Mondadori, Milano, 1969) ;
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Documento 1966-1973 (Garzanti, 1976) ;
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Primi scritti 1952-1963 (Guanda, Parma, 1980) ;
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Impromptu (
Edizioni San Marco dei Giustiniani, Genova, 1981, rééd. 2003** ; trad. fr. Éd. Les feuillets de Babel, 1987. Traduction de Jean-Charles Vegliante) ;
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Appunti sparsi e persi 1966-1977 (Cooperativa Editoriale Ælia Lælia, Parma, 1983 ; Edizioni Empirìa, collana Sassifraga, Roma, 1997) ;
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La libellula (Sellerio Editore, Milano, 1985 ; ried. 1996 ; trad. fr. Ypsilon Éditeur, 2014. Traduction et postface de Marie Fabre) ;
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Antologia poetica (Garzanti, 1987. Édition établie par Giacinto Spagnoletti. Préface de Giovanni Giudici) ;
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Sleep. Poesie in inglese [1953-1966]*** (Rossi & Spera, Roma, 1989 ; Garzanti, 1992. Traduites en italien par Antonio Porta et Emmanuela Tandello sous la supervision de l’auteure ;
Sonno-Sleep, Edizioni San Marco dei Giustiniani, Collana Quaderni del tempo, Genova, 2003. Préface de Nino Lorenzini) ;
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Diario ottuso 1954-1968 [unique livre de prose publié par Amelia Rosselli] (IBN [Istituto Bibliografico Napoleone] Éditions, collana La ruota, Roma, 1990. Préface d’Alfonso Berardinelli ; Edizioni Empirìa, collana Euforbia, Roma, 1996) ;
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Le poesie (Garzanti, 1997 ; ried. collana Gli Elefanti, 2007. Préface de Giovanni Giudici. Édition établie par Emmanuela Tandello) ;
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Una scrittura plurale. Saggi e interventi critici (Interlinea, collana Biblioteca di Autografo, Novara, 2004. Édition établie par Francesco Caputo) ;
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La furia dei venti contrari, Variazioni Amelia Rosselli. Con testi inediti e dispersi dell’autrice (Le Lettere, Collana Fuori Formato, Firenze, 2007. Édition établie par Andrea Cortellessa) ;
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Lettere a Pasolini, 1962-1969 (Edizioni San Marco dei Giustiniani, collana Quaderni del tempo, Genova, 2008. Édition établie par Stefano Giovannuzzi).
Angèle Paoli
D.R. Texte angèlepaoli
* Une traduction française de Variazioni belliche est disponible depuis le 3 mai 2012 : Amelia Rosselli, Variations de guerre (+ 14 photos), Ypsilon Éditeur, 2012. Traduit de l’italien par Marie Fabre | Préface de Jean-Baptiste Para | « Note sur Amelia Rosselli » par Pier Paolo Pasolini. ISBN 978-2-35654-020-1.
** Cette réédition est accompagnée d’un CD audio où l’on peut entendre la voix d’Amelia Rosselli lisant l’intégralité de ce poemetto.
*** Un des poèmes (non inclus dans l’édition italienne) a été traduit en français par Jean-Charles Vegliante pour Le Nouveau Recueil n° 87, octobre 2008. On ne peut que regretter que ne nous soient pas communiqués en regard l’original en anglais et la traduction en italien qu’en avait faite Amelia Rosselli elle-même (une question de droits probablement…). Les privilégiés pourront cependant les retrouver dans l’Italian Poetry Review, 2007, N°2, pp. 40-45, publiée par la SEF (Società Editrice Fiorentina).
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