[CE QUI A LE MOINS PESÉ]
Ce qui a le moins pesé
à la journée d’hier,
ce fut cette ombre sur ton front
vite effacée, mais d’où venue ?
C’est à moi qu’elle pèse aujourd’hui
comme si ma nuit inquiète l’avait agrandie
et étendue à ton visage entier.
Quand j’ai allumé les lampes,
elles ont laissé dormir et resplendir ton corps
mais ce n’est pas par le sommeil
que tes yeux étaient clos.
J’ai caressé ta présence
et le début de ton absence.
Jean-François Mathé, « Pertes sans fracas », La Vie atteinte, Éditions Rougerie, 2014, page 32.
Retour au répertoire du numéro de mars 2014
Retour à l’ index des auteurs
» Retour Incipit de Terres de femmes

Laisser un commentaire