[QUAND TU AS DÉCIDÉ D’EN FINIR]
quand tu as décidé d’en finir
Brigitte Gyr, Incertitude de la note juste, Éditions Lanskine, 2014, page 24.
que ça s’est décidé en toi
notre centre de gravité
notre centre de gravité
a perdu son axe
avec toutefois
avec toutefois
l’incertitude
de la note juste
jusqu’au souffle final
il y avait ce matin-là
un flou dans l’air
jusqu’au souffle final
il y avait ce matin-là
un flou dans l’air
qu’on percevait
par la fenêtre
le jour promettait
d’être compliqué
dehors dans les cafés
dans les rues
les gens se comportaient
le jour promettait
d’être compliqué
dehors dans les cafés
dans les rues
les gens se comportaient
comme des loups
sans éducation
une ville immaîtrisable
un afflux de coïncidences
une loi tacite du signe
épuisait les plus sensibles
une ville immaîtrisable
un afflux de coïncidences
une loi tacite du signe
épuisait les plus sensibles
les renvoyait à
d’obscurs savoirs ancestraux
plus tard on dirait : c’était la pleine lune ce n’est pas étonnant.
plus tard on dirait : c’était la pleine lune ce n’est pas étonnant.
Brigitte Gyr, Incertitude de la note juste, Éditions Lanskine, 2014, page 24.
BRIGITTE GYR
→ Parler nu (lecture de Cécile Oumhani) → [Pleinement écloses enfin] (extrait d’Avant je vous voyais en noir et blanc) → [une frontière se tisse de non-dits](extrait de Parler nu) → (dans l’anthologie poétique Terres de femmes) au plus gris du corps |
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