[SOUS LE PAS D’UNE OMBRE VIVE]
Sous le pas d’une ombre vive
L’éclat des mots crépite
Comme foulée étincelante
Au cœur de la forêt
Déjà les biches s’éparpillent
Sur les feuilles froissées
Le silence se chuchote
Gorgé des larmes du ciel
Sous le pas d’une ombre vive
La poésie prend souffle
Là-bas au large des nuages
Quand la voix de l’aube s’ajuste
Muriel Stuckel, L’Insoupçonnée ou presque, éditions Voix d’Encre, 2013, page 81. Peintures de Laurent Reynès. Préface de Bernard Noël.
| MURIEL STUCKEL
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