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LA PORTE DE L’ÉTABLE
Prenez la terre et ce qu’il y a dessus
et laissez-nous le nuage…
prenez les cieux et ce qu’il y a dessous
et laissez-nous le babil de l’oiseau
prenez le fruit et la branche
et la rumeur verte dans la feuille de la vie
et laissez-nous l’ombre de l’arbre
prenez la maison le jardin la clôture
les chandeliers de l’autel et le licol de l’âne
le rire du ruisseau et la chambre à coucher de la chèvre
prenez toutes choses et toutes choses
et laissez-nous la porte de l’étable
afin que nous y collions l’acte de décès de nos morts
(Journal Al-Akhbar, 2011)
Nazih Abou Afach in Oïkoumène — Cahier « Voix poétiques de Syrie » (présentation, choix et traduction de Saleh Diab), Revue Nunc, n° 37, octobre 2015, Éditions de Corlevour, page 98.
| NAZIH ABOU AFACH ![]() Source ■ Voir aussi ▼ → (sur Poetry International) une notice bio-bibliographique (en anglais) sur Nazih Abou Afach → (sur le site des éditions Alidades) une page sur Nazih Abou Afach → (sur La Pierre et le Sel) Actu-poème de Nazih Abou Afach → (sur le site des éditions de Corlevour) les pages sur la revue Nunc |
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