[DANS L’ÉTROITE FAILLE DU SOCIAL]
Dans l’étroite faille du social
le mensonge bâtit
une impossible demeure
où se glisse tout le langage humain.
Le monde habite
une autre parole :
un cri de lumière
dont nous sommes l’écho le moins sûr.

Ph., G.AdC
Dans l’étroite faille du regard
l’erreur projette
une impossible lueur
où se tisse toute l’illusion humaine.
Le monde se souvient
d’une autre origine :
un appel de lumière
dont nous sommes l’écho le plus éloigné.
le mensonge bâtit
une impossible demeure
où se glisse tout le langage humain.
Le monde habite
une autre parole :
un cri de lumière
dont nous sommes l’écho le moins sûr.

Ph., G.AdC
Dans l’étroite faille du regard
l’erreur projette
une impossible lueur
où se tisse toute l’illusion humaine.
Le monde se souvient
d’une autre origine :
un appel de lumière
dont nous sommes l’écho le plus éloigné.
Alain Suied, « Dans l’illusion de la présence, » 4, in Le Visage secret, précédé de trois lettres inédites d’André du Bouchet à l’auteur, Éditions Arfuyen, Collection Les Cahiers d’Arfuyen, volume 226, 2015, page 77.

| ALAIN SUIED ![]() Source ■ Alain Suied sur Terres de femmes ▼ → Pour la manière noire, 10 (un autre poème extrait du Visage secret) ■ Voir aussi ▼ → (dans la Poéthèque du site du Printemps des Poètes) une fiche bio-bibliographique sur Alain Suied → (sur le site des éditions Arfuyen) la page consacrée à Alain Suied → (sur Esprits Nomades) Alain Suied | La poésie dérobée, par Gil Pressnitzer |
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