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[J’AI CE MATIN DANS LA TÊTE…]
J’ai ce matin dans la tête des festins inavoués, des heures tranquilles passées sous le soleil du midi à flâner et à rêver tout bas à la clarté des choses qui naissent avec le plus de certitude dans l’imagination. J’ai ce matin dans la tête des fêtes qui ne trouvent jamais l’aube, des offrandes à donner et à recevoir. Ce n’est pas que le temps me manque. J’ai l’intuition ferme que nous guidons notre temps, que nous le tordons à notre avantage, que nous ne nous calculons que par rapport à notre tâche. J’ai ce matin dans la tête un flux incessant à l’oreille et le son des cloches matinales pour guider mon éveil. Hélène Révay, J’emprunte la route qui rend fou l’horizon [Recours au poème éditeurs, 2015], éditions Unicité, Collection Le Vrai Lieu dirigée par Laurence Bouvet, 91530 Saint-Chéron, 2020, pp. 24-25. ![]() |
HÉLÈNE RÉVAY![]() Ph. Tous droits réservés ■ Voir aussi ▼ → (sur Recours au Poème) une notice biographique sur Hélène Révay → (sur le site des éditions Unicité) la fiche de l’éditeur sur J’emprunte la route qui rend fou l’horizon |
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