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CHANGE EST MON PARADIS, I
(extrait) En ce temps-là je me perdais dans le miroir aux alouettes que me tendait
un petit dieu pervers. En ce temps-là le temps ne passait pas, Je lisais
les Chasses du Comte Z. et vivais dans l’effroi de LA voir surgir de l’ombre giboyeuse. Profitant d’un reste de jour je suis sorti,
le soir tombait l’orage grondait encore du côté de Montsalvy. Je regardai
le paysage dévasté, l’éboulement du temps les chemins effondrés… Plus rien
ne venait à sa place… des bêtes rôdaient autour de la maison Il y avait
sur le pas de la porte un enfant triste qui regardait le soleil se coucher. Sorti de la tanière à l’heure où la première fouine
naît au poulailler…
Parti sur les pas de l’Homme à la lanterne, je me jetai dans l’ombre. Le jour couinait
dans l’entrebâillement des portes.
Jean-Théodore Moulin, Change est mon paradis, I, éditions Obsidiane, Collection Le Carré des lombes, 2020, pp. 9-11. Encres de Pierre Lelièvre.
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JEAN-THÉODORE MOULIN![]() Source ■ Jean-Théodore Moulin sur Terres de femmes ▼ → [Mais qui pleure là] (extrait de Bestes & Panneaux) ■ Voir aussi ▼ → (dans la revue numérique de littérature Secousse, Troisième Secousse) plusieurs poèmes de Jean-Théodore Moulin [PDF] |
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