cuore della mia razza.
Di te amore m’attrista,
mia terra, se oscuri profumi
perde la sera d’aranci,
o d’oleandri, sereno,
cammina con rose il torrente
che quasi n’è tocca la foce.
Ma se torno a tue rive
e dolce voce al canto
chiama da strada timorosa
non so se infanzia o amore,
ansia d’altri cieli mi volge,
e mi nascondo nelle perdute cose.
Salvatore Quasimodo (Salvatore), Oboe sommerso, Edizioni di Circoli, Genova, 1932, in Salvatore Quasimodo, Tutte le poesie, con uno scritto di Elio Vittorini, Oscar grandi classici, Oscar Mondadori Editore, 1995, pagina 60.
ÎLE
JE N’AI QUE TOI, CŒUR de MA RACE.
L’amour que j’ai de toi m’attriste,
ô ma terre, quand le soir laisse filer
d’obscurs parfums d’oranges,
de lauriers roses et que, serein,
le torrent charrie des roses qu’il emporte
presque jusqu’à l’embouchure.
Mais quand je me tourne vers tes rives
et qu’une douce voix chantante
s’élève d’une rue pour m’appeler craintive
je ne sais si me touche l’enfance ou l’amour
ou l’angoisse d’autres cieux
et je me cache dans les choses perdues.
Salvatore Quasimodo, Et soudain c’est le soir, Librairie Elisabeth Brunet, Rouen, novembre 2005, pp. 116-117. Traduit de l’italien par Patrick Reumaux.
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