|
Le 20 août 1901 naît à Modica (Province de Raguse, Sicile) Salvatore Quasimodo.
Salvatore Quasimodo est, avec Giuseppe Ungaretti
|
Renato Birolli (1905-1959)
Portrait de Salvatore Quasimodo, 1942
Huile sur toile, 160 x 60 cm
Narodna Galerija (National Gallery),
Ljubljana, Slovénie
Source
En octobre 1959, Salvatore Quasimodo est lauréat du Prix Nobel de Littérature. Il meurt à l’hôpital de Naples le 14 juin 1968 des suites d’un accident vasculaire cérébral survenu à Amalfi.
Angèle Paoli
D.R. Texte angèlepaoli
_____________________________________
* Traduction française : Et soudain c’est le soir, édition bilingue, Librairie Élisabeth Brunet, 70 rue Canterie, 76000 Rouen, 2005. Traduit de l’italien par Patrick Reumaux.
ALLE FRONDE DEI SALICI
E come potevamo noi cantare
Con il piede straniero sopra il cuore,
Fra i morti abbandonati nelle piazze
Sull’erba dura di ghiaccio, al lamento
D’agnello dei fanciulli, all’urlo nero
Della madre che andava incontro al figlio
Crocifisso sul palo del telegrafo?
Alle fronde dei salici, per voto,
Anche le nostre cetre erano appese,
Oscillavano lievi al triste vento.
AUX BRANCHES DES SAULES
Et comment pouvions-nous chanter
Le pied de l’étranger sur le cœur,
Parmi les morts abandonnés sur les places,
Sur l’herbe durcie par le gel, aux plaintes
D’agneau des enfants, au hurlement noir
De la mère avançant vers son fils
Crucifié sur un poteau télégraphique ?
Aux branches des saules, par vœu,
Nos cithares aussi étaient pendues,
Légères oscillaient au triste vent.
Salvatore Quasimodo, « Aux branches des saules », Giorno dopo giorno in Anthologie de la poésie italienne, Bibliothèque de la Pléiade, 1994, pp. 1348-1349.
AUX BRANCHES DES SAULES
Et comment pouvions-nous chanter
avec le pied de l’étranger sur le cœur,
parmi les morts abandonnés sur les places
et l’herbe durcie par la glace, avec la plainte
d’agneau des enfants, avec le hurlement noir
de la mère avançant vers son fils
crucifié sur le poteau télégraphique ?
Aux branches des saules, offrandes votives,
nos cithares aussi étaient suspendues,
doucement balancées par le triste vent.
Salvatore Quasimodo, « Aux branches des saules », Jour après jour in Ouvrier des songes, Librairie La Nerthe, 2008, page 15. Traduction de Thierry Gillybœuf.
SALVATORE QUASIMODO ![]() Source ■ Salvatore Quasimodo sur Terres de femmes ▼ → Et bientôt c’est le soir → Isola → Le silence ne me trompe pas → 22 octobre 1959 | Salvatore Quasimodo, Prix Nobel de littérature → 21 mars | Salvatore Quasimodo, La Terre incomparable ■ Voir | écouter ▼
|
Retour au répertoire du mois d’août 2010
Retour à l’ index de l’éphéméride culturelle
Retour à l’index de la catégorie Péninsule (littérature et poésie italienne)
Retour à l’ index des auteurs

Laisser un commentaire