La Dame d’Onze Heures, 2011.
Avec des encres d’Isabelle Raviolo.
Lecture d’Isabelle Lévesque
un vocable espérait pour nous.
vers ultime d’un sonnet qui compte quinze vers où l’on entend l’invitation « Oyez ». Parole de dune, « oyats » fixant le sable pour que d’autres panicules foisonnent et se confondent aux dunes – seul le vent les distingue.
Isabelle Lévesque
D.R. Texte Isabelle Lévesque
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1. « Aucun mur ne sépare les morts et les vivants : ce monde est le seul, mais peut-il se limiter à ce que nous nommons le visible ? » (La parole…, p. 44)
2. « Les mots que j’affectionnais, qui sont restés les miens, que je n’ai pas à récuser, tous venaient de la mer : venaient d’elle aussi les alternances de vide et de plein dans les cadences et les images que je souhaitais semblables à des apparitions. » (La parole…, p. 23)
3. « Chaque été, sur les routes des vacances, nous allions visiter la plupart des églises romanes que mentionnaient nos guides et d’autres, moins célèbres […]. J’admirais tout édifice dès lors que malgré ses dimensions modestes, ou à cause d’elles, il nous reçoit pleinement en chacune de ses parties, il nous conduit infailliblement vers son chœur. Élan, rigueur indissociables, un chiffre a souvent présidé à sa construction, deux fois sept colonnes pour la nef, par exemple, ou sept fenêtres derrière l’autel […]. Dans presque tous mes livres je suis intervenu plus ou moins franchement, soit en mettant au point des formes fixes, soit en composant l’ensemble selon des calculs précis. » (La parole…, p. 29)
4. « Ma préoccupation principale – je pourrais dire unique –, le rythme, le rythme qui permet à la langue et à la voix de chacun de faire alliance, de respirer en commun, le rythme qui est vision, connaissance, pensée sensible. » (La parole…, p. 61)
5. « Serais-je attiré par l’épaule ou la pierre si ces noms ne m’attiraient pas ? Réciproquement : je n’apprécie ces noms que dans la mesure où je n’imagine pas de gestes créant un accord plus harmonieux que celui de tenir dans la paume le bord arrondi d’une épaule nue ou d’une pierre polie par le torrent. » (La parole…, p. 59)

| PIERRE DHAINAUT ![]() |
■ Pierre Dhainaut
sur Terres de femmes ▼
→ Après (lecture de Sylvie Fabre G.)
→ Après (lecture d’Isabelle Lévesque)
→ Voir de face (poème extrait d’Après)
→ Ici (lecture d’Isabelle Lévesque)
→ [Que respirent avant tout les mots] (poème extrait d’Ici)
→ Pour voix et flûte (lecture de Sabine Dewulf)
→ D’abord et toujours, 4 (poème extrait de Pour voix et flûte)
→ [Ce qu’est devenue la couleur] (poème extrait de Progrès d’une éclaircie)
→ [Dès le seuil remercie] (poème extrait de Voix entre voix)
→ Horizons, fontanelles… (poème extrait de Vocation de l’esquisse)
→ [Nous étions seuls, de trop, dans nos miroirs] (poème extrait de De jour comme de nuit)
→ [Ne nous en prenons pas à l’invisible] (poème extrait d’État présent du peut-être)
→ [Sortir sous l’averse] (poème extrait d’Et même le versant nord)
→ [Orage, tempête, séisme] (poème extrait de La Nuit, la nuit entière)
→ [Où que tu ailles] (poème extrait de Rudiments de lumière)
→ Passerelles
→ Printemps dédié (poème extrait de L’Autre Nom du vent)
→ Progrès d’une éclaircie suivi de Largesses de l’air (lecture d’Isabelle Lévesque)
→ [Soudain la tête se redresse] (autre poème extrait de La Nuit, la nuit entière)
→ Rituel d’adoration (poème extrait de Transferts de souffles)
→ Voix entre voix (lecture d’Isabelle Lévesque)
→ Pierre Dhainaut | Caroline François-Rubino, Paysage de genèse, 10
→ Pierre Dhainaut | Caroline François-Rubino | [Laissons les mots sourdre d’eux-mêmes] (autre extrait de Paysage de genèse)
→ Pierre Dhainaut | Isabelle Lévesque | L’origine de l’écriture | [Si léger… tu cours] (extraits de La Grande Année)
→ Pierre Dhainaut | Isabelle Lévesque, La Grande Année (lecture d’AP)
■ Voir aussi ▼
→ (sur le site des éditions Arfuyen) une page consacrée à Pierre Dhainaut
■ Autres notes de lecture (54) d’Isabelle Lévesque
sur Terres de femmes ▼
→ Max Alhau, Les Mots en blanc
→ Marie Alloy, Cette lumière qui peint le monde
→ Gabrielle Althen, Soleil patient
→ Françoise Ascal, Noir-racine précédé de Le Fil de l’oubli
→ Edith Azam, Décembre m’a ciguë
→ Gérard Bayo, Jours d’Excideuil
→ Mathieu Bénézet, Premier crayon
→ Véronique Bergen, Hélène Cixous, La langue plus-que-vive
→ Claudine Bohi, Mère la seule
→ Paul de Brancion, Qui s’oppose à l’Angkar est un cadavre
→ Laure Cambau, Ma peau ne protège que vous
→ Valérie Canat de Chizy, Je murmure au lilas (que j’aime)
→ Fabrice Caravaca, La Falaise
→ Jean-Pierre Chambon, Zélia
→ Françoise Clédat, A ore, Oradour
→ Colette Deblé, La même aussi
→ Loïc Demey, Je, d’un accident ou d’amour
→ Sabine Dewulf, Et je suis sur la terre
→ Pierre Dhainaut, Après
→ Pierre Dhainaut, Ici
→ Pierre Dhainaut, Progrès d’une éclaircie suivi de Largesses de l’air
→ Pierre Dhainaut, Voix entre voix
→ Armand Dupuy, Mieux taire
→ Armand Dupuy, Présent faible
→ Estelle Fenzy, Rouge vive
→ Bruno Fern, reverbs phrases simples
→ Élie-Charles Flamand, Braise de l’unité
→ Aurélie Foglia, Gens de peine
→ Philippe Fumery, La Vallée des Ammeln
→ Laure Gauthier, kaspar de pierre
→ Raphaële George, Double intérieur
→ Jean-Louis Giovannoni, Issue de retour
→ Cécile Guivarch, Sans Abuelo Petite
→ Cécile A. Holdban, Poèmes d’après suivi de La Route de sel
→ Sabine Huynh, Les Colibris à reculons
→ Sabine Huynh, Kvar lo
→ Lionel Jung-Allégret, Derrière la porte ouverte
→ Mélanie Leblanc, Des falaises
→ Gérard Macé, Homère au royaume des morts a les yeux ouverts

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