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UN CRAN AU-DESSUS DE LA VIE
S’absenter pour rejoindre la présence Pas marcher voler Retrouver les saveurs du corps le tien d’abord et celui de l’aimée Respirer sous l’eau dans la gueule du volcan Franchir le mur de la raison D’un souffle ouvrir les sept serrures de ta propre boîte noire À chaque halte planter une forêt vierge d’arbres de la connaissance du doute et de l’émerveillement Composer avec les fleurs rares de l’intelligence l’élixir de la bienveillance Se mesurer aux géants des contes qui ont bercé ton enfance Vivre Un sacré cran au-dessus de la vie hors du chaos Abdellatif Laâbi, Presque riens, Le Castor Astral, 2020, pp. 47-48. ![]() |
ABDELLATIF LAÂBI![]() Source
→ Tu passes sans passer (poème extrait du Spleen de Casablanca)
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