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Jeudi 16 janvier 2020
(Bibliothèque municipale Internationale, 6, place de Sfax, 38000 Grenoble tél. : 04 38 12 25 41) et vendredi 17 janvier 2020 (Université Grenoble Alpes Campus universitaire Bâtiment Stendhal Salle de la section italien F110) Saint-Martin-d’Hères) ![]() ![]()
La voix de Milo De Angelis, né à Milan en 1951, a été reconnue dès la publication de Somiglianze (Quaderni della Fenice di Guanda, alors dirigés par Giovanni Raboni, 1976). Milo De Angelis est aujourd’hui considéré comme un poète majeur des XXe-XXIe siècles italiens. Thème de l’adieu (paru en 2010 aux éditions Nous, et dont plusieurs extraits avaient paru en février 2009 dans la revue Terres de femmes), a pour beaucoup contribué à le faire connaître en France.
Dans son récent recueil (Incontri e agguati, 2015 ; Rencontres et guet-apens, publié chez Cheyne éditeur en novembre 2019, co-traduit en français par Sylvie Fabre G. et Angèle Paoli, et postfacé par Jean-Baptiste Para), son écriture sans artifice, la tension de sa méditation et ses images troublantes touchent le cœur de la destinée humaine. Le poète y relate une chronique du quotidien dans le décor urbain de Milan mais pour mieux explorer sa confrontation avec la mort. Au centre de cette “guerre de tranchées”, il crée une langue capable de nous relier au “doux rien et sombre rien” du monde. En une suite de tableaux vivants surgissent des scènes présentes ou passées, des visages, figures d’enchantement ou “ombres défaites”. Ils nous hantent par une présence qui leur confère une double dimension sensible et sacrée. Si la poésie est un chemin partagé où se dessine “une ébauche de salut, peut-être, ou une exécution”, Milo De Angelis en fait monter haut la flamme et le souffle. Il réussit à installer un dialogue vivant entre lui et son adversaire la mort qu’il anime à travers la rencontre de l’autre dans la grandeur lumineuse et obscure d’un passage.
Un temps de ces deux rencontres grenobloises sera consacré à la lecture de quelques textes de Milo De Angelis, en italien par lui-même, et en français par ses deux traductrices, poètes elles aussi, la grenobloise Sylvie Fabre G. et la cap-corsine Angèle Paoli. ![]() |
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